mardi 17 décembre 2013

Elinor Carrucci

Je vous présente ma photographe préférée en ce moment, Elinor Carucci. J'ai l'impression qu'elle se montre sans filtre dans son oeuvre et c'est en partie ce qui m'a accrochée chez elle. J'ai été captivée dès le départ par sa série Closer,qui rentre comme aucun autre photographe dans l'intimité du quotidien. Dans cette série, elle joue surtout avec des sujets féminins mais représente aussi le couple sous quelques aspects.

Bien sur, encore une fois, le corps est mis en valeur mais sous une toute autre forme. On représente le corps par partie, par gros plans. On comprend une réalité à travers un membre du corps ce qui donne aux images une grande valeur et un grand impact.

Une fois que j'ai commencé à regarder cette série, contrairement à l'habitude où les longues suites d'images du même thème finissent bien souvent par me tanner, j'ai vraiment apprécié chacune d'elle et j'en aurait même redemandé. Il y a quelque chose de très simple mais à la fois très esthétique dans cette série, elle me donne l'impression de mieux comprendre les humains (si ça fait du sens??!).

J'aime beaucoup le reste de son oeuvre qui reste toujours dans les thèmes de la beauté avec la simplicité et la réalité sans toujours chercher à l'embellir.

Voilà donc son site web où l'intégralité de son oeuvre est affichée:
http://www.elinorcarucci.com/

Et voici quelques images de la série Closer:

Sleep Marks on Chest (1999)

I Hold Eran's Wounded Hand (1998)

End of Lips (200)

Nipple Hair (1996)

Foot in Stocking (1997)

Veins (1999)

Sortie

Vendredi dernier, je suis allée visiter la librairie Drawn & Quarterly coin Bernard et Esplanade. J'ai été agréablement surprise par la sélection de leur marchandise. Les livres étaient surtout en anglais ce qui, à la base, me semblait négatif parce que je trouve ça très lourd de lire en anglais, ça me rappelle l'école. Par contre, rendue là-bas, j'ai trouvé beaucoup de livres qui portaient sur des sujets qui m'intéressaient tellement que la langue ne me dérangeait plus du tout.

Il y avait quand même une assez grande section de bandes-dessinées francophones que j'ai trouvé très intéressante parce que j'ai pu y voir des BD moins connues d'auteurs de j'avais déjà lus. Il reste que la section de BD anglophones était nettement plus grande que celle francophone. 

C'est au son de "The Smiths" que j'ai aussi pu observer énormément de romans biographiques et anecdotiques passant par ceux de Joy Division, Paul Auster, Bob Dylan et bien d'autres grands de ce monde. 

Au fond du magasin, il y avait aussi une petite sélection de vinyles alternatifs et plusieurs DVD de la Criterion Collection.

Son seul point faible est que comme tous les livres sont neufs et souvent impressionnants graphiquement, les prix de ceux-ci sont assez élevés, pas comparables aux prix des librairies usagées de Mont-Royal. C'est pour cette raison et non par ce que je n'ai rien trouvé à mon goût que je n'ai rien acheté. Au contraire, j'aurais bien emporté le magasin au complet si j'avais pu.




dimanche 8 décembre 2013

Zang Xiao

Je vous présente Zang Xiao, une photographe que j'adore.
Elle a seulement 32 ans et a déjà fait plus de 30 expositions à travers le monde.
Zang Xiao fait autant de portraits que de paysages et cela avec une très grande variété de sujets.
Étant elle même chinoise, la grande majorité de ses modèles sont également chinois.







Elle exploite autant les foules que les modèles seuls et c'est en partie ce qui rend ses œuvres si diversifiées. Ces photos ont toutes quelque chose de très esthétique dans l'harmonie des lignes et de couleurs.





En tout cas, je vous suggères fortement d'y jeter un coup d’œil, voici son site web:
http://www.zhangxiaophoto.com/

mercredi 27 novembre 2013

L'âge des jeux est terminé

Francesco Albano est un sculpteur de 37 ans.
Né en Italie, il vit et travaille maintenant à Istanbul.
Il représente des peaux humaines pouvant aussi sembler animales.
   

Je trouve incroyable le réalisme de ses oeuvres considérant qu'il doit traiter le corps humain comme un vêtement ou un tissus, ce qui brouille nos perspectives conventionnelles.
Vraiment à découvrir!
le blogue de l'artiste: http://albanofrancesco.blogspot.ca/

vendredi 8 novembre 2013

Je t'ai jamais promis un jardin de roses

Karolin Klüppel est une photographe allemande qui est encore beaucoup trop méconnue. Elle a quand même déjà fait deux expositions solo mais elle n'a pas un immense portfolio non plus...

J'aime beaucoup sa série "I never promised you a Rose Garden" où sont représentées des scènes plutôt fantastiques. Des hommes sont photographiés dans la nature. Les photos sont très épurées, ça nous donne envie d'y être.

Voici des photos de la série:

Pirus

Arlet



Gorby

Je ne m'y connais pas beaucoup en photographie mais je trouve ses concepts plutôt innovateurs. J'aime beaucoup l'alliage de l'humain et de l'animal qui est présent dans cette série.

Ce n'est pas vraiment le genre de choses que j'aime particulièrement d'habitude, le style un peu "idéaliste-naturaliste" qui peut facilement être quétaine mais dans ces photos, il y a quelque chose qui m'accroche.

Particulièrement dans la photo Pirus (la première en haut avec les cygnes), il y a quelque chose de tellement improbable et fantaisiste que ça donne un charme et une pertinence indiscutable.

J'aime qu'il n'y ait pas de message chargé qu'on peut voir à première vue, même si je suis en général assez fan des œuvres engagées, j'aime que ses photos soient légères et qu'elle nous rendent paisible seulement en les regardant. J'imagine que c'est une question d'humeur aussi.

Voici le site web de Karolin Klûppel, femme au parcours très intéressant:
http://www.karolinklueppel.de/

Mon amour pour Bill Durgin

Les "Figure Studies" du photographe Bill Durgin font partie, selon moi, des photos de nus les plus intéressantes. Le nu est depuis longtemps un thème exploité dans l'art, autant dans la peinture, le dessin, la sculpture que dans la photographie. Malgré tout, Bill Durgin, photographe actuel, a trouvé une façon innovatrice de voir le corps humain.

Il utilise à l'avantage de ses photos la diversité des corps en photographiant hommes, femmes, gros, minces, rien n'est à son épreuve.

Voici donc une partie de son étude des corps:


 
 

Les positions du corps qui paraissent à première vue improbables sont selon moi ce qui rend les photos aussi complexes et intéressantes. Il faut un temps de réflexion pour comprendre comment ça a été fait et c'est ce que j'admire en premier dans des œuvres, quand le spectateur doit lui-même donné un effort pour comprendre l'oeuvre plutôt qu'elle soit prémâchée à sa place.

Voici aussi le site web de Bill Durgin où vous pourrez voir l'intégralité des "Figure Studies" et ses autres séries toutes aussi remarquables.
http://billdurgin.com/

Les influences actuelles d'Egon Schiele

J'ai été très surprise quand j'ai trouvé, sur le site de la photographe Trisha Ward, des portraits inspirés des oeuvres d'Egon Schiele, un peintre et dessinateur autrichien que j'adore.

Les œuvres de Schiele ont grandement été influencées par Gustav Klimt (un de mes peintres préférés) qu'il a considéré comme un modèle et un maître toute sa vie.




Voici deux exemples des portraits en question. J'ai trouvé très intéressante l'interprétation de Trisha Ward.
J'aime qu'elle se soit permis de réinventer la composition des images. J'admire son audace car beaucoup n'auraient pas osé représenter des œuvres d'aussi grande envergure et de leur donner une nouvelle vie dans une interprétation aussi personnelle.

J'aime aussi le fait qu'elle ait ajouté des couleurs chaudes sur le corps du modèle pour lui donner l'effet "peinture". Cela me donne aussi l'effet d'un cadavre. J'ai associé ces couleurs à un nouveau style de peinture que j'ai observé ces derniers temps. Je ne saurais pas comment le nommer mais il y a beaucoup de couleurs chaudes, beaucoup de rouge et de rose foncé dans les tons de peau. Voici quelques peintures qui me sont venues en tête en voyant ces portraits.







Je ne sais pas si vous faites le lien comme moi mais j'ai définitivement vu une parenté entre les couleurs sur le corps du modèle et ces peintures.




jeudi 7 novembre 2013

Symbiose de Rik Garett

Rik Garett est un photographe et artiste à mes yeux extraordinaire.

Sa série "Symbiosis" (Symbiose) a plus particulièrement retenue mon attention.

Il s'agit d'une série de photographies de couples de corps nus. Cela est en apparence banal, non? Ce qui la distingue est que Rik Garett a, par la suite, appliqué de la peinture acrylique de couleur peau directement sur les photographies pour créer l'effet d'un seul tout en reliant les deux corps.

Cette série a été réalisée entre février 2010 et juin 2011.

J'en profite pour vous montrer un texte que l'artiste joint à la série Symbiose qui m'a aidée à deviner l'inspiration et l'intention de l'artiste. Mais bon, chacun peut en faire sa propre interprétation et c'est ce qui est très bien à propos de ce texte.

Désolée, il est en anglais, je trouve que la traduction gâcherait la clarté du message:

 An integral concept of Alchemy is “Solve et Coagula” – dissolve and combine.  This is the secret key to manifesting the Philosoher’s Stone, Elixr of Life and immortality.  This ideal is represented with the image of the Rebis – a two-headed hermaphrodite that holds the assets of both genders.

I have worked with this as my goal, erasing the boundaries of the human body. By applying paint directly to the surface of photographs, I have actualized an impossible dream – a physical union made tangible through desire.  Through this process I have been able to visually and symbolically merge male and female into one body – the perfect being.

euo:

rik garrett


Voici donc quelques images de la série "Symbiosis", je vous invite aussi à aller voir le site web de l'artiste où vous pourrez voir la totalité de ses œuvres.
http://www.rikgarrett.com/index.php

La raison du nom

"La tête dans l'assiette" peut paraître assez énigmatique comme nom de blogue. Je vous l'explique donc.

C'est un extrait du refrain de la chanson "Gens pressés" de Keny Arkana. Elle est une artiste marseillaise d'origine argentine. Dans ses textes, elle exprime magnifiquement les injustices générées par notre système.
Ayant elle-même grandi en foyer, elle peut très bien témoigner des méfaits de certaines institutions sociales. Elle évoque souvent qu'on l'a élevée avec "neuroleptiques ou violence".

Dans cette chanson en particulier, elle dénonce le narcissisme occidental. J'ai trouvé intéressant de choisir ce titre pour mon blogue parce qu'après tout, dédier une page internet pour mes goûts culturels est quelque chose de narcissique en quelque sorte.

Elle parle souvent des réalités de Marseille qui a été nommée capitale de la culture 2013. Ayant connu les quartiers de la zone (Panier, Opéra, Noailles, Cours Julien, La Plaine), il est difficile pour elle de voir sa ville se faire "aseptiser" pour un titre culturel mondain et de voir ses proches recevoir des avis de délocalisation pour laisser place à des investisseurs européens. C'est en partie ce qu'elle dénonce dans ses textes.

Keny Arkana représente une figure très inspirante pour moi, c'est une femme singulière qui n'a besoin de l'approbation de personne pour construire sa vie. Même avec une très mince scolarité, elle réussit à composer des textes avec une complexité et une sensibilité bien au-delà des moyens de bien des détenteurs de maîtrises ou de doctorats.

C'est beaucoup à elle que je dois mes convictions sociales et politiques d'aujourd'hui.

Voici donc le lien vers le vidéo de cette fameuse chanson:
http://www.youtube.com/watch?v=zAMD_mHjgec

Je vous invite aussi à aller voir ses autres chansons. Pour ma part, mon album préféré est "Entre ciment et belle étoile".


Deahyun Kim et la série Moonassi

Deahyun Kim est un artiste de 33 ans né à Séoul. Il se spécialise dans l'art traditionnel d'Asie de l'Est.

Depuis 2008, il travaille sur la série Moonassi. Cette série de dessins faits au marqueur et au stylo noir allie très bien la délicatesse et le message engagé de l'artiste.

Cette série est de plus en plus connue, on peut voir certains des dessins sur les réseaux sociaux ou dans certains catalogues d'art d'aujourd'hui. C'est d'ailleurs dans une de ces revues que j'ai découvert l'artiste en 2011.

On peut voir beaucoup de métaphores dans cette série. Les titres aussi sont très évocateurs. Par exemple, les thèmes des visages multiples, des masques, des différentes peaux sont souvent exploités.

J'adore vraiment cette série: c'est très intéressant de comparer les titres avec les thèmes des dessins, on peut comprendre les œuvres sous différents angles.

Ce qui laisse un grand impact pour celui ou celle qui regarde ces œuvres c'est la grande sensibilité et les nuances recherchées qui nous donnent toujours envie d'en voir plus et de comprendre en profondeur.

Voici quelques exemples de dessins de la série Moonassi:

"I want to be like I wasn't there"
"Let you flow"
"Faces that I have to face before I go to sleep"

"Wearing me"

Je vous laisse aussi le lien de son site web où vous pouvez voir la série Moonassi complète, ses autres œuvres et collaborations.
/http://www.moonassi.com/

mardi 5 novembre 2013

L'expérience Rocky Horror Picture Show à Montréal

Le 1er novembre, je suis allée voir Rocky Horror Picture Show au Cinéma Impérial. Lors de cet événement, une troupe recrée le film à mesure que celui-ci est projeté sur l'écran.

J'ai vraiment aimé l'expérience interactive car le public aussi avait un certain devoir. Nous devions venir déguisés (la majorité des gens viennent en tant que leur personnage préféré du film). Pour l'occasion, je suis allée en Columbia. Nous devions aussi apporter certains items qui devaient êtres lancés à certains moments précis du film: du papier de toilette quand Rocky enlève ses bandages, des toasts quand Frank propose un toast, un fusil à eau quand Brad et Janet marchent sous la pluie. Sans oublier qu'il fallait danser le fameux Time Warp en même temps que les personnages du film.

J'ai beaucoup aimé l'expérience et je compte y retourner l'année prochaine. Le cinéma Impérial est selon plusieurs le plus beau cinéma de Montréal, ce qui a contribué aussi à me faire aimer ce spectacle. Je la recommande à tous les amateurs de cette comédie musicale!!

http://www.youtube.com/watch?v=Rtkdo7bOmJc

La série Antoine Doinel

La série des Antoine Doinel comporte 5 films - dont un court métrage - réalisés par François Truffaut, un des fondateurs de la nouvelle vague du cinéma français. Dans ces films, on suit les aventures du personnage d'Antoine Doinel, interprété par Jean-Pierre Léaud, tout au long de sa vie. On passe par son enfance dans le premier film de la série, les 400 coups, dans le début de l'âge adulte dans Baisers Volés et dans l'âge adulte dans Domicile Conjugal  et dans L'Amour en fuite.

Personnellement, mon film préféré de la série est Domicile conjugal même si j'ai aussi beaucoup aimé les autres.

Ce sont des histoires très belles qui mélangent habilement l'humour et le drame.

Je vous les conseille tous très fortement.


             

             



Antoine et Colette ( court-métrage)


Top 30 des illustrations satiriques de Pawel Kuczynski

http://www.topito.com/top-illustrations-satiriques-pawel-kuczynski#top

Dessinateur aux idées vraiment incroyables, même si le style n'est pas tout à fait ce que je préfère, les dessins sont tellement frappants que ça fait plus que compenser.

On voit vraiment son engagement et ses idées par rapport au gouvernement et à la société. C'est un homme à découvrir, ses dessins m'ont marquée et me sont restés longtemps en tête.

En voici quelques exemples: