jeudi 13 février 2014

Michael Mapes

J'ai récemment découvert l'artiste Michael Mapes en feuilletant un magazine répertoriant les expositions d'art alternatif de New York des cinq dernières années. Je me suis tout de suite arrêtée devant les images disons... surprenantes des œuvres de Mapes. 

Après quelques recherches sur le personnage, j'ai pu comprendre qu'à travers ses installations, il représentait en fait des schémas d'ADN. Pour ma part, ça me rappelle les portraits robots et la superposition de preuves criminelles. À partir de grandes photos, il s'amuse à découper les différentes parties du visage pour le recréer de façon systématiques et linéaires ce qui rend les visages extrêmement impersonnels. Dans ce cas-ci, ce n'est vraiment pas une mauvaise chose puisque le but recherché est de donner un aspect "scientifique" et froid au sujet et non pas d'en faire un portrait. 

On pourrait penser que ce thème s'épuise vite et qu'on a vite fait le tour de ce genre d'art mais il utilise tellement de techniques différentes qu'il y a toujours des détails à remarquer et c'est ce qui donne autant de valeur, de recherche et de complexité à son travail. Il utilise beaucoup d'épingles, de loupes, d'éprouvettes et de cylindres vitrés pour justement rappeler un laboratoire. 

J'ai toujours aimé collectionner les choses et ces rassemblements de plein d'éléments tous très bien classés dans un même cadre me rappelle justement cela. Dans le même sens, on sent beaucoup de minutie dans les œuvres qui contiennent parfois une multitude de tout petits éléments. Il y a aussi quelque chose de très géométrique a travers son travail ce qui ne va pas vraiment avec le visage humain dans un premier temps car il est fait de courbes naturelles et non d'angles droits. Ce bel alliage de cercles et de formes géométriques donne encore plus, selon moi, de caractère aux œuvres.

 

Donc voilà!

Michael Mapes: http://room62.com/ ( Selon moi, son site n'est pas très beau ni très représentatif...)

lundi 10 février 2014

Dans le salon

Hope Gangloff a un art bien particulier. Son trait évoque quelque chose des dessins de bandes-dessinées tout en étant travaillé et recherché. Elle représente surtout des "scènes de salon", c'est-à-dire des hommes et des femmes représentés dans des scènes confortables, souvent entourés de nombreux tissus à motifs.

Il y a quelque chose dans sa peinture de décoratif, mais pas dans un sens péjoratif. Les motifs souvent complexes et empilés les uns sur les autres ajoutent, selon moi, encore plus de complexité à ses œuvres.

Quelques chose dans sa façon des représenter les visages et les corps me rappelle le travail de Klimt: les visages sont constitués de plus d'angles que de courbes. La présence saturée de motifs et de drapés doit aussi jouer un rôle dans ma comparaison à Klimt.

Elle utilise souvent des contrastes marqués entre les couleurs chaudes et les couleurs froide ce qui rend son travail encore plus accrocheur à mon avis.

Il y a quelque chose du dessin et de la peinture dans ses œuvres, et j'aime ça particulièrement. Les lignes de contours sont fines comme celle d'un crayon mais les tissus sont remplis à la peinture, j'ai donc l'impression qu'elle utilise plusieurs techniques à travers une même création. Malheureusement, comme ce n'est pas une artiste très connue, je n'ai pas réussi à trouver d'informations sur ses techniques de travail et ses médiums utilisés. Je doute parfois que des fonds et des motifs aient été faits à l'ordinateur, ce qui serait vraiment décevant, mais je ne peut pas le vérifier.

Peu importe, je trouve son art très singulier et je crois qu'elle mérite d'être connue et de gagner en popularité. Elle vit et travaille actuellement à New-York alors si vous passez par là, vous aurez peut être la chance d'attraper une de ses expositions à la Susan Inglett Gallery.







Voici son site internet où vous pouvez voir ses œuvres mais qui contient très peu d'informations sur elle, malheureusement: http://www.hopegangloff.com/drawings.html

jeudi 6 février 2014

Le réalisme poussé à l'extrême par Craig Wylie

Artiste de 41, originaire du Zimbabwe, Craig Wylie se spécialise dans les portraits extrêmement réalistes. Il n'a pas un énorme portfolio et ses types d’œuvres ne sont pas très variés mais je trouve que ça n'enlève rien au fait qu'il est un artiste à découvrir.

En général, je n'aime pas les peintures qui ressemblent à des photos car je trouve ce type d'art extrêmement impersonnel même si je peut quand même comprendre la démarche derrière cette façon faire. Par contre, ces portraits ne me donnent pas cet effet de froid et de rigidité. Au contraire même. Je crois que le fait que l'artiste utilise de façon abusive les couleurs chaudes sur la peau et les couleurs froides dans les portraits ombragés redonne l'aspect "peinture" aux œuvres.

Le plus impressionnant dans l'oeuvre de Craig Wylie, selon moi , est la taille des toiles qu'il utilise.  Celles-ci vont de la taille d'un demi-mur à celle d'un mur complet. J'ai trouvé ceci vraiment surprenant parce qu'on a tendance à penser que les portraits ne sont pas représenté plus grands que grandeur nature. Je présume que ces immenses toiles rendent la tâche encore plus difficile. 

L(Saturé) 2009, huile sur toile, 230x180 cm

K 2009, hulile sur lin, 210x167 cm
Craig Wylie devant LC 2010

Voici le site de l'artiste: http://www.craigwylie.com/portfolio.html


FACE À FACE



Je souhaitais partager cette image très lourde en signification.

Les Ukréniens manifestent avec des miroirs pour montrer aux policiers ce qu'ils sont devenus. Ils leur envoient leur propre reflet en plein visage, ce que je trouve, d'une certaine manière, plus violent que n'importe quoi d'autre. Je trouve que c'est une manière très puissante de faire passer leur message. Des centaines de personnes se sont présentées avec leurs miroirs dans les rues.